Je me tourne les cheveux, l'air fatigué.
Mes pensées sont en zig-zag. Et y'a pas de feu vert/rouge pour réguler tout ça.
Il m'a dit de réfléchir à tout ça...m'escuser auprès d'une femme qui m'aura voler la chance de grandir auprès de
lui. Tu nous avais toi même dit qu'elle insistait le week-end parfois, pour que tu restes auprès d'elle, au lieu de passer le week-end avec nous, au cinéma et à l'hippotamus de la place des Ternes.
J'ai réfléchis. C'est vrai qu'elle est loin d'être conne finalement. C'est le genre de personne que toutes âmes sensibles méprisent.
De toute façon c'est pas elle le problème. C'est ton comportement. C'est le tien qui est pittoyable.
Mais je n'ai pas à t'apprendre à être mon père, alors je ne dirais rien. J'aurais aimé avoir une relation avec lui/ traîner dans la rue en écoutant le bruit mythique de ses Westons qui claquent sur le bitume et qu'il m'emmène dans des endroits où seul un père emmène sa fille.
Bien sûr que j'y ai pensé. En 2002.
Après, j'ai aimé grandir sans fantasmer d'une relation paternelle.
Car j'avais compris que ça n'arriverait jamais